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Jasaïd: Il est vrai qu’en tant que mannequin, le fait d’avoir représenté le Cameroun à Dubaï en 2016, pour le compte du concours Dubaï Man Of The World et d’y avoir remporté deux prix (3e Dauphin et Prix du meilleur défilé), a eu un impact très positif sur la notoriété de Jasaïd. Par contre, la marque Jasaïd elle-même était déjà assez connue du grand public bien avant cela, car elle fait partie des pionnières dans le domaine du streetwear au Cameroun.
Jasaïd: Je dirai le contraire. Mes origines africaines sont mes premières sources d’inspiration et de motivation car, en atteignant notre objectif qui est de conquérir le monde, nous allons prouver à la jeunesse africaine que tout est possible, peu importe d’où l’on vient.
Jasaïd: Nous comptons déjà 10 collections à ce jour : Skillz (2013) ; Cardia (2014) ; W.A.N.O.P (2015) ; Kaprikorn (2015) ; Jasaïd Mixtape (2017) ; LaBague (2017) ; Complet-complet (2018) ; Jamuna (2020) ; Jaillot (2022) et Pics & patterns (2023). Des collections qui nous ont permis de donner notre apport dans le monde de la mode.
Jasaïd: Comme au Cameroun nous ne produisons pratiquement rien sur place en matière de textile, la matière première vient essentiellement de l’extérieur, en Asie, Europe et Afrique de l’Ouest en l’occurrence.
Jasaïd: J’ai réalisé toutes les tenues du groupe de dance War Zone (vainqueur du concours Malta Street Dance, Ndlr) durant tout leur parcours à l’époque des battles (2004 – 2011).
Jasaïd: En tant que mannequin, c’était bien sûr lors de mes deux sacres à Dubaï en 2016. Et en tant que designer/promoteur de Jasaïd, c’était le 14 février 2014, lors de notre premier événement qui avait pour but de présenter officiellement la marque et notre deuxième collection. Ce jour est spécial pour moi, car nous n’étions encore que de jeunes étudiants.
Jasaïd: Les obstacles auxquels nous faisons face sont premièrement le financement. Ensuite, les coûts de production assez élevés à cause du manque d’industrialisation. Et pour finir, le manque de certaines matières premières qui nous limitent dans l’étendue de la possibilité de nos créations.
Jasaïd: En dehors du Cameroun, nous vendons beaucoup plus en Europe et en Amérique. Les commandes proviennent très peu des pays africains. Je crois que cela résulte, entre autres, de la difficulté d’expédier les produits d’ici vers les autres pays d’Afrique.